Praticienne en thérapie conjugale et familiale : quezako ?

Pourquoi faire une thérapie ?

J’ai bien envie de vous dire que vous pouvez initier une thérapie pour tout type de sujet à partir du moment où vous avez une demande…

Tout changement peut venir bouleverser votre vie et déséquilibrer les choses / les relations, dans votre famille, votre couple, votre vie professionnelle… Vous même évoluez dans cette vie qu’est la votre. Il est donc parfois nécessaire de modifier sa représentation et/ou un comportement afin qu’ils soient en adéquation avec les valeurs, besoins, changements. Ceci afin de retrouver un équilibre et un mieux-être dans la vie quotidienne.

Vous avez un problème qui vous freine, vous bloque et que vous ne parvenez pas à le résoudre seul ? La thérapie peut vous aider à changer de regard et trouver des ressources afin de répondre à ce problème / cette situation.

Pour autant, vous n’êtes pas obligés d’avoir un « problème » pour venir consulter. Vous souhaitez améliorer quelque chose dans votre vie ou encore simplement travailler sur vous-même ? La thérapie est aussi un bon moyen de changer et faire évoluer les choses.

Dans tous les cas, un travail d’analyse de vos besoins et de votre demande est la base de la thérapie et permettra d’atteindre l’objectif que vous vous serez fixés.

Vous pouvez consulter seul, en couple ou encore en famille.

Quelles sont les fondements et prémisses de la thérapie ?

« Chacun construit sa réalité qu’ensuite il subit », cela signifie que ce sont moins les situations qui posent problème que les interprétations que nous en avons.

Ce principe renvoie aussi à la notion que chacun a sa lecture de la réalité et qu’il n’existe pas une seule et unique réalité.

Enfin, nous allons considérer en systémie que tout est interconnecté, que pour comprendre un être humain, il va être nécessaire de prendre en compte le contexte dans lequel il évolue et les personnes avec lesquelles il est en relation.

Qu’est-ce qui est important dans ce type de thérapie ?

Confidentialité, confiance, empathie, engagement, investissement sont les mots clés pour avancer, avec nos clients, dans la direction choisie.

Doit-on obligatoirement venir en couple ou en famille ?

On ne travaille pas forcément en couple ou en famille, parfois un suivi individuel suffit à faire évoluer une situation. En effet, le point central pour atteindre l’objectif fixé en thérapie, c’est que les personnes qui viennent consulter soient vraiment d’accord pour être présentes et faire un travail avec le thérapeute.

J’entends par là que ce sont des personnes qui estiment avoir un problème à résoudre / à dépasser ou quelque chose à changer et qu’elles sont venues consulter pour améliorer la situation. Si elles ne souhaitent pas faire ce travail ou si elles estiment qu’ils n’y a pas de problème, venir en couple ou en famille ne va pas améliorer la situation…

Comment le fait de travailler avec une seule personne peut changer la situation conjugale ou familiale ?

Nous sommes dans une démarche systémique. Cela signifie que nous considérons que l’individu fait partie d’un système et que changer un élément de ce système va faire évoluer l’ensemble de celui-ci (si si je vous assure !).

Si Monsieur X change son comportement, Madame Y, qui vit avec lui, va, à priori, évoluer dans le sien également. Et la relation qui était la leur en sera, elle aussi, modifiée.

Je vous invite à regarder le film « Oui Mais », qui permet de bien comprendre cette dynamique (personnellement, ce film a révolutionné ma vie !).

Un travail en couple peut-il vraiment permettre d’arranger les choses ?

Faire un travail ensemble, le décider et s’y tenir, ça montre que chacun est concerné par la situation actuelle et souhaite que celle-ci évolue.

Aller voir un professionnel, en couple, permet de prendre du temps pour son couple, mais aussi d’apprendre à communiquer ou de restaurer une communication rompue : autant dans le fait de s’exprimer que d’écouter et d’entendre ce que l’autre a à nous dire, ce qui le fait éventuellement souffrir, avec empathie et sans jugement.

Faire le point, à la fois sur soi et en couple, permet de définir où on en est, ce qu’on souhaite obtenir, ce dont on a besoin pour avancer et l’avenir qu’on entrevoit.

Parfois ensemble, parfois non…

Comment se déroule les séances ?

La première séance permet de recueillir la demande, les besoins, et expliquer comment nous allons travailler ensemble.

Dans une thérapie familiale et conjugale, je peux recevoir à certains moments le couple, la famille et à d’autres, juste une personne à la fois, cela dépend de la demande, du contexte et des besoins.

L’objectif est de pouvoir travailler et s’exprimer librement, dans un cadre contenant, bienveillant et non jugeant.

Rien n’est figé et l’adaptation fait partie intégrante du travail d’un thérapeute.

Stéphanie VERSEPUY

Atelier « préparation du couple à la naissance d’un enfant »

 

Bonjour à tous,

Parce que le couple est le socle de la famille.
Parce qu’attendre un bébé, c’est une grande aventure.
Parce que devenir parents, ce n’est pas juste un changement individuel.
Parce qu’avant d’être parents, on a des principes, des idéaux, des envies, une direction que l’on souhaite prendre pour élever notre enfant…

Parce qu’entre la théorie et la pratique… (vous connaissez tous le suite, non ??)

Parce que devenir parents, ça se prépare ! 
Et dans l’idéal, ça se prépare en couple !

Venez nous rejoindre à l’atelier du 9 avril !

Avantage 1 : Atelier en petit comité (2 ou 3 familles) afin de répondre à toutes vos questions ! 
Avantage 2 : Atelier sur-mesure, en fonction de vos besoins et vos situations !
Avantage 3 : Très bon moment, convivial et sympathique !

⚠️ Attention nombre de places limité !

Vous pouvez aussi venir seule si votre conjoint n’est pas disponible.

Uniquement sur inscription : s.versepuy@gmail.com
Merci de préciser dans votre mail vos attentes que je puisse cibler mon contenu en fonction de vos situations 😉

Atelier « se connaître pour mieux s’écouter et prendre soin de soi »

« C’était quand la dernière fois que vous avez fait quelque chose qui vous a fait plaisir, à vous et seulement à vous ? »
« Est-ce que parfois, vous avez des réactions démesurées par rapport à la situation ? »
« Vous sentez-vous irritable, agacée, sans trop savoir pourquoi ? »
 
Si tout cela vous parle, vous pouvez nous rejoindre à l’atelier de vendredi !
 
Pour mieux prendre soins des autres, apprenez à prendre soin de vous !
Et nous verrons comment faire 😉
 
Nous aborderons comment avoir une connaissance de soi plus approfondie, et ferons le lien avec l’affirmation de soi, la confiance et soi et l’estime de soi.
Car prendre soin de soi, prendre le temps de s’écouter, c’est aussi ça avoir de l’estime pour soi !

Avantages : atelier en petit comité pour aborder, si vous le souhaitez, vos situations personnelles (aucune obligation !).

Tarifs : 20€/personne et 30€/couple
Membres ORIGYN : 15€/personne et 25€/couple

Uniquement sur réservation : s.versepuy@gmail.com

 
 
 

Atelier du 19 mars : comprendre, anticiper et gérer les « crises » de vos enfants

Je vous propose un atelier afin d’échanger sur les « crises » de nos chers bambins : comment les anticiper, les comprendre et y répondre.

Cet atelier se déroulera en petit comité, afin d’aborder vos situations personnelles (4 à 5 personnes maximum). Les places sont donc limitées. Attention, il ne reste que 2 places !

Lieu : centre ORIGYN 13 rue Victor Hugo à Puteaux

Horaires : 18h30 – 20h30

Inscription obligatoire : s.versepuy@gmail.com
Tarif : 20€/personne – 30€/couple
Tarif membres Origyn : 15€/personne – 25€/couple

D’autres ateliers suivront les semaines à venir sur les thèmes suivants :
– se connaître pour mieux s’écouter ET mieux s’écouter pour mieux prendre soin de soi
– la préparation du couple à la naissance
– l’arrivée d’un nouvel enfant dans la famille (préparation de l’aîné et organisation)
– la gestion des émotions
– le burn-out parental
– le harcèlement scolaire

Perfection, vous avez dit perfection ?

La performance… La perfection… La culpabilité… Tout cela est étroitement lié !
Le monde dans lequel nous vivons et la société dans laquelle nous évoluons, nous obligent à être performants en tout, tout le temps… Lorsque cette injonction implicite de perfection n’est pas atteinte, quand on ne peut être performant partout, quand on se dit qu’on n’a pas été capable de… On culpabilise… C’est un cercle vicieux.
 
Je me bas chaque jour, dans mon métier et dans ma vie en général, pour essayer de casser ce mythe de perfection, ce besoin de performance à tout prix… Je laisse voir mes failles, mes imperfections, mes limites. Je rencontre trop de personnes dans mon cabinet qui culpabilisent, qui se mettent une pression de dingue et qui, au final, ne sont pas heureux mais ne savent pas vraiment pourquoi…
 
Alors j’ai décidé de vous lister mes imperfections, mes performances ratées et mes échecs cuisants (ou en tout cas une partie sinon le texte serait trop long^^).
 
Il arrive que je n’ai pas envie de me lever le matin, (c’est assez souvent d’ailleurs…), même quand j’entends mes enfants qui se réveillent… Où est passé ce temps où la joie et l’excitation me faisaient sortir du lit comme une bombe ? Ah j’oubliais, nous les adultes, avons perdu notre âme d’enfant…
Mince alors !
 
Il m’arrive de traîner le soir, juste comme ça, pour moi, pour prendre le temps, avant d’aller chercher mes enfants à l’école ou à la crèche, avant de commencer le marathon du soir… Comme un sportif qui ferme les yeux et se concentre avant son match.
 
Il m’arrive de crier sur mes enfants (pas biennnnnnnnnnnnnn). Dans ces cas, je culpabilise assez vite (“bah alors ma grande, c’est ton boulot et tu n’en as pas été capable ?”). En général, j’essaie de comprendre ce qu’il s’est passé en moi pour en arriver là (quel est le besoin derrière ça), mais parfois, rien du tout, que nenni, j’ai juste crié et puis c’est tout, point !
 
Il m’arrive de ne pas faire de sport pendant trèèèèèèèèèèèèèèèèèès longtemps et de manger n’importe quoi… De me dire “allez f… je m’engraisserai au pire et on verra ensuite”. J’accepte juste que ça, pour le moment, ce n’est pas une priorité. Je lâche un peu prise là dessus, pour un petit moment. Quelques temps après, en général, je fais la gueule quand je monte sur la balance^^ Non je déconne, je ne monte plus sur la balance !
 
Il m’arrive de mettre mon plus jeune à la crèche, alors que je ne travaille pas ce jour là, juste pour prendre du temps pour moi. Égoïste me direz-vous ? Et bien non, car en prenant ce temps pour moi, je serai davantage disponible pour lui ensuite !
 
Il m’arrive de délaisser complètement mon conjoint, d’avoir usé toute mon énergie pour mes enfants et mon boulot et de ne plus avoir aucune ressource pour lui, de ne même plus avoir la force de l’écouter, lui répondre, tenir une conversation… Bah oui quoi, je suis humaine ! Pardon chéri !
 
Il m’arrive de reporter un boulot parce que je n’ai pas envie, et de carrément l’oublier jusqu’au dernier moment (la loose) ! Chers clients, chers collègues, vous qui me lisez, ne me jugez pas trop vite
 
Allez, quelques petits derniers pour la route : il m’arrive de ne pas voir certains amis pendant trèèèèèèèèèèèèèèès longtemps et de ne même pas culpabiliser, de ne pas avoir envie de sortir alors qu’on me propose une super soirée, de rester sous mon plaid (allez-y jugez moi, je suis sure que vous faites pareil , de mettre mon vieux jogging quand je travaille de la maison, de ne pas donner de bains aux enfants parce que j’ai la flemme, de dépenser l’argent que je n’ai pas, de ne pas faire ma couleur et de voir mes cheveux blancs en bataille, de dire à mon corps “shuuuuuuut”, d’avoir envie de frapper quelqu’un qui me jugerait (même si je suis contre la violence hein !), de pleurer devant un truc débile (m’enfin elle sort d’où cette sensibilité ?), de ne plus supporter de voir des gens dormir dehors tellement c’est inhumain, de râler pour rien, de me dire sportive alors que bon… bof quoi, de sortir en mode “Florence Foresti dans son sketch”(si vous ne savez pas de quoi je parle, allez voir sur youtube), de faire des siestes en pleine journée alors que j’ai du travail, de regarder Facebook bien trop souvent dans la journée, d’attendre des “like” sur la super photo que j’ai mise, d’être fâchée de ne pas en avoir assez, de dire que j’ai couru le semi-marathon en omettant de préciser que j’ai vomi 6 fois ensuite, d’essayer de prioriser sans y arriver, de dire 12 fois dans la journée que je suis fatiguée, de ne pas arriver à lâcher prise (en plus je déteste ce mot), de dire “merde” bien trop souvent, de ne pas être féminine, mais alors pas du tout, …
 
 
Et bien d’autres encore !
 
Voilà voilà.
 
Rassurez-vous, vous n’êtes pas seuls à être imparfaits. C’est le propre de l’être humain  Et puis la perfection, si elle existait, on s’ennuierait vite !
 
Alors la prochaine fois que vous culpabiliserez parce que vous n’avez pas fait ci ou ça, ou parce que justement vous avez fait ci ou ça, que vous ne serez pas le plus performant dans tel ou tel domaine, que vous essuierez un échec, et bien vous penserez à moi, moi la fille qui sort en jogging pour aller chercher ses enfants à l’école, avec son chignon de maman qui n’a pas le temps.^^.
 
S. Versepuy
BlueCoach 

La Violence Educative Ordinaire (VEO), c’est quoi ?

En France, 85% des enfants sont victimes de violences éducatives ordinaires (VEO). La moitié des enfants sont frappés avant l’âge de 2 ans et les 3/4 avant 5 ans.
 
 
Il existe un Observatoire de la violence éducative ordinaire (Oveo). Cet observatoire est l’association de référence en France sur la violence éducative ordinaire. Ils recensent les études du monde entier sur le sujet, les traduisent et les communiquent.
 
Ok mais c’est quoi la violence éducative ordinaire ?
 
La VEO concerne les trois types de violence :
  • physique (taper, pincer, douche froide),
  • verbale (insultes, cris)
  • psychologique (chantage, comparaison avec les autres enfants, menaces, retrait d’amour…).
“Ces méthodes coercitives sont considérées par beaucoup comme « normales » car elles sont pratiquées dans le but de « bien éduquer » l’enfant. Les parents pensent bien faire.” (Maud Alejandra)
Maud Alejandra est membre de l’Observatoire de la violence éducative ordinaire (Oveo) et du Haut Conseil de l’enfance, la voici qui nous explique très clairement ce concept : https://youtu.be/297Vq2SSUp0
 
Elle nous explique aussi que “la violence éducative ordinaire est comme un iceberg… La partie visible de l’iceberg, c’est la maltraitance que la société juge anormale. La ligne de démarcation est variable. Sous l’eau, il y a la partie invisible : donner une fessée, tirer l’oreille… Ce sont des violences physiques qui peuvent paraître anodines à certains. Mais elles sont humiliantes et ne respectent pas l’intégrité physique de l’enfant. La Veo est pour l’Oveo la racine de la violence humaine. Les 3/4 des victimes de maltraitance sont issues d’un contexte de violence ordinaire, qui peut dégénérer, aboutir à une mauvaise chute… Les parents ne pensent pas que cela peut aller aussi loin. Pourtant, chaque année en France, 700 enfants en meurent.
 
Une étude américaine* de 50 années de recherche concernant 160 000 enfants démontre qu’aucun des moyens coercitifs n’améliore le comportement des enfants. Au contraire, cela engendre un comportement antisocial, de l’agressivité, des maladies, du stress, de l’obésité, de l’eczéma, des dépressions… Cinquante pays dans le monde ont voté l’abolition des châtiments corporels. On constate qu’il y a moins d’enfants placés ou qui ont recours aux drogues dans ces pays. Quand une loi stipule que les punitions corporelles et violences psychologiques faites aux enfants sont interdites, le niveau de violence baisse, grâce à la prise de conscience qui en découle. Il faut également des mesures d’accompagnement : des ateliers pour les parents, des informations dans le carnet de santé… Si on ne dit pas que c’est interdit, la baisse de la violence n’est pas aussi significative. Nous pouvons prendre le chemin d’une autre société, où parents et enfants vivront plus en harmonie.”
* Dr Elizabeth Gershoff, avril 2016
 
Très concrètement, employer la violence pour changer un comportement, ça apprend à votre enfant à régler les conflits par la violence (n’oubliez pas, vous êtes un modèle pour votre enfant…).
 
Des aides existent pour les parents : des ateliers, des accompagnements…
 
Brisons ce tabou et parlons-en, sans jugement, sans malveillance, mais juste pour une prise de conscience, individuelle et collective et que cela s’arrête.
 
Stéphanie VERSEPUY