La bienveillance, oui mais…

Nous entendons beaucoup parler de bienveillance avec nos progénitures en ce moment…
 
Bien entendu, j’adhère complètement à ce concept… Ne pas hurler sur son enfant qui est en train de crier, ne pas frapper son enfant pour lui faire comprendre qu’on n’est pas d’accord avec son comportement, ne pas humilier son enfant pour qu’il apprenne quelque chose. Oui, cette façon d’agir avec bienveillance me semble saine et appropriée. D’ailleurs, les études scientifiques le confirment !
 
Néanmoins, on oublie souvent une chose importante parmi tous ces principes …
 
Et soi ? Et son conjoint ?
 
La bienveillance avec les autres commence avec soi-même. Comment pouvez-vous agir en toute bienveillance, avec sérénité et en adéquation avec vous-même avec votre enfant, sans prendre en compte vos besoins et vos émotions ? Sans agir avec empathie et indulgence envers vous-même ?
 
Vous êtes un parent, vous êtes un être humain, donc vous ferez des erreurs avec vos enfants et ce sera grâce à ces erreurs que vous pourrez vous améliorer ou apprendre quelque chose d’important.
 
Donc ne soyez pas trop rigide avec ce concept de bienveillance. Faites comme vous le pouvez, comme vous le sentez, selon vos ressources et vos besoins, en ne tenant compte que de votre avis, celui de votre conjoint et selon votre enfant. Ne vous laissez pas trop envahir par les autres, ils vous donneront des conseils ou des leçons, et même quand vous n’en demanderez pas !
 
Certains conseils sont bons à prendre, certes, mais le meilleur des conseils, c’est d’agir selon votre cœur et votre ressenti. Faites ce qui vous semble en accord avec vous-même et ce sera ce qu’il y a de mieux pour votre enfant !
 
Dans tous ces concepts, on oublie aussi souvent le conjoint…
 
Le conjoint (que ce soit le papa ou la maman), c’est celui qui ne comprend pas toujours pourquoi vous vous êtes lancés dans ce mode éducatif.
 
Celui qui découvre la parentalité positive parce que vous lui expliquez.
Celui qui n’a pas forcément lu des articles sur le sujet mais qui en discute avec vous, qui s’intéresse, qui s’interroge, …
Celui qui se dit que l’éducation que l’on donne, c’est celle que l’on peut donner.
Celui qui est parfois d’accord avec vous, parfois non.
Celui qui fait parfois des erreurs, tout comme vous.
C’est aussi celui qui essaie de toujours faire de son mieux.
 
Soyez indulgents avec eux/elles, ils font ce qu’ils peuvent, comme ils peuvent, selon leurs ressources, leurs croyances et leurs histoires, tout comme vous.
 
Depuis que mon conjoint et moi nous sommes lancés dans la parentalité positive, il y a eu des accords, des désaccords, des hauts, des bas, … Mais une chose est sure, il essaie, il fait ce qu’il peut, du mieux qu’il peut et je trouve que dans l’ensemble, il le fait plutôt bien ! C’est un jugement pur selon mes souhaits un peu irréels de perfection (j’y travaille !). Mais peut-être (c’est même certain!) que lui a d’autres idées, d’autres envies, d’autres façons de faire, qui ne sont pas les mêmes que les miennes mais qui sont tout autant bénéfiques pour nos enfants car elles viennent du cœur. Pourquoi est-ce moi qui aurais le dernier mot, qui aurais raison, qui aurais « le bon truc » d’éducation ?
 
J’essaie chaque jour d’être plus indulgente avec lui, de lui laisser sa place de papa, car la bienveillance commence avec soi, mais aussi avec son conjoint ! Je me dis qu’il a l’intelligence de vouloir essayer, de faire de son mieux pour son enfant et sa famille et ça, c’est le plus important !
 
Alors je remercie encore mon mari, mon mari en or, celui qui me soutient tous les jours, celui qui supporte ma mauvaise humeur, celui qui me fait avancer et celui qui me rend meilleure. Je le remercie pour l’homme qu’il est en tant que mari mais aussi pour le super papa qu’il est et restera, pour toujours
La bienveillance avec soi, c’est aussi de se dire que si vous souhaitez élever nos enfants en suivant comme modèle la parentalité positive, il y aura forcément des moments difficiles, des trucs marcheront, d’autres un peu moins et vous aurez parfois envie de baisser les bras. C’est normal! Le changement ne se fera pas en 1 jour…
 
Alors, à tous, soyez confiants et faites comme vous le pouvez, c’est ça l’essentiel !
 
Stéphanie VERSEPUY

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